Exodus : Gods & Kings – Ridley Scott

Lundi soir, j’ai profité de l’avant première d’Exodus : Gods and Kings de Ridley Scott pour retrouver non sans un certain plaisir mon Christian Bale. Exodus c’est la vision pharaonique de Ridley Scott (le papa de Gladiator) sur Moïse, les 10 plaies d’Egypte et la libération de milliers d’esclaves.

Dès le départ, Ridley Scott nous plonge dans l’Egypte magnifique avec des décors et costumes somptueux, mais aussi dans l’horreur de ces pharaoniques projets avec le traitement inhumain des esclaves. L’histoire est essentiellement centrée sur la dualité de ces 2 frêres. Celui appelé à régner non aimé par son père (Joel Edgerton, légèrement décevant qui fait passer Ramsès pour un enfant capricieux), et celui appelé à se rebeller aimé par un père qui n’est pas le sien (Magnifique Christian Bale qui nous livre encore une fois une belle performance d’acteur). Le Moïse de Ridley Scott apparait plus réel, plus vrai que ce qu’on a pu lire dans les textes de foi. Un Moïse général d’armée, qui se bat, un Moïse trahi, divisé, à la limite de la schizophrénie.

Saluuuuut toi !

 

 

 

 

 

 

On pourrait penser qu’en s’attaquant à un sujet tel que Moïse, la religion aurait la part belle dans ce film et au contraire, elle est présente sans être omniprésente. Les plaies d’Egypte apparaissent ici comme des éléments naturels, avec une explication scientifique tout en restant mystique. Ridley Scott laisse planer le doute et laisse ainsi le choix aux spectateurs de choisir la voie cartésienne ou mystique. Les effets spéciaux sont d’ailleurs bluffants, la 3D également (et pourtant je suis loin d’en être fan). La dernière plaie est d’ailleurs très angoissante, et m’as tenu en haleine jusqu’à la confrontation entre Ramsès et Moïse. L’ouverture de la Mer Rouge est superbe et moins « clichée » que dans l’histoire que l’on connait et ce n’est pas plus mal. La scène finale est d’ailleurs le paroxysme de ces deux frères rivau.

Je suis juste un petit peu déçue par les seconds rôles, soit pas assez mis en avant (Joshua /Aaron Paul, Noon/Ben Kingsley). Sigourney Weaver également présente n’apporte à mon sens rien au film (pour le peu qu’on la voit). Par contre la femme de Moïse Sephora (Maria Valverde) est touchante, et apporte de la féminité et de la douceur à l’histoire.

Ridley Scott nous signe un péplum soigné, grandiose de 2h30 (qu’on sent quand même bien passer….) Il nous fait découvrir un Moïse plus humain, plus à notre portée. Un homme rempli de doutes sur son passé, son avenir et ses croyances. A découvrir ! (et puis Christian Bale quoi !!!)

 

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