3 films français pour le prix d’un

L’avantage du congé maternité c’est que j’ai le temps de regarder pas mal de films et séries. Aujourd’hui, je vous propose 3 chroniques de films français . Mieux que les soldes ! Et pourtant je ne suis pas très friande des films français. Ils leur manquent toujours le petit truc en plus. Mais sur cette sélection j’ai eu des surprises mais aussi quelques déceptions.

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Commençons par le film de et avec Clovis Cornillac : Un peu, beaucoup, aveuglément

Lui est un inventeur misanthrope reclus dans son appartement. Elle emménage dans l’appartement voisin, jeune pianiste complétement coincée. Un mur aussi fin que du papier de cigarette les sépare. Ils vont se battre, apprendre à se connaître et à s’aimer. Car l’amour est aveugle… 

Eh bien ce fut la surprise ce film. Et la surprise de cette sélection. Je ne suis pas une grande fan de Cornillac et pourtant il m’a bluffé. J’ai ri ! Beaucoup ri ! Ce n’est pas lourd bien au contraire. C’est fin et délicat. On s’amuse des personnages et de ce double huis-clos. Lui le misanthrope qui s’amuse à faire déguerpir les voisins. Elle jeune oie blanche, pianiste surdouée qui ne lâchera rien. On s’amuse de cette séparation. Cette façade qui nous permet de nous immerger dans les deux appartements, les deux ambiances et leurs deux caractères. J’ai passé un agréable moment. Pour le 1er film de Cornillac c’est réussi !

 


On voulait tout casser
de Philippe Guillard

Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves… Où sont passés leurs 20 ans… Ceux de l’époque où ils voulaient tout casser.

Petit bémol pour ce film. Je me suis laissée peut être emporter par la bande annonce et surtout le titre. Au final le film ne casse pas grand chose.  C’est un film de potes sur leurs illusions perdues, leurs rêves de jeunesse. C’est quelque peu déprimant. L’émotion est en 1/2 teinte. Le thème principal, le point de départ de l’histoire : la maladie du personnage n’est que survolée et c’est bien dommage. Elle aurait pu apporter une émotion plus forte au film. Ici, elle n’est que survolée. C’est son prétexte au reste de l’histoire : faire le tour du monde en bateau. Je suis un peu déçue par le jeu un peu stéréotypé des acteurs. On a connu Kad Merad beaucoup plus fort en émotion. Charles Berling en quadra amoureux d’une jeunette. Vincent Moscato en stéréotype du bagarreur fleur bleue.  Bref ça se regarde mais ça ne casse pas la baraque.

 


Un moment d’égarement
de Jean-François Richet

Antoine et Laurent, amis de longue date, passent leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna, 17 ans et Marie, 18 ans.  Un soir sur la plage, Louna séduit Laurent.
Louna est amoureuse mais pour Laurent ce n’est qu’un moment d’égarement… Sans dévoiler le nom de son amant, Louna se confie à son père qui cherche par tous les moyens à découvrir de qui il s’agit…
Combien de temps le secret pourra-t-il être gardé ?

Etant une grande fan de Cassel & Cluzet, dès que j’ai vu la bande annonce j’ai eu envie de voir le film. On part en Corse avec 2 papas bien bobos et leurs filles respectives que l’on se prend à détester de suite tant elles sont réalistes par rapport à nos ados d’aujourd’hui : autocentrées, égoïstes, le drame de leur vie est de chercher du wifi afin de surfer sur Facebook (au final ça restera toujours plus réaliste que les ados du livre La Face Cachée de Margo…). Au cours d’une soirée arrosée où Laurent-Vincent Cassel- est censé être chaperon, le moment d’égarement arrive et le malaise s’installe. Malaise car Louna se transforme en manipulatrice afin d’arriver à ses fins. On alterne entre Lolita et le Coeur des hommes. Sur certaines scènes, le personnage de Louna est juste horripilant (un grand bravo à l’actrice Lola Le Lann) et l’on a juste envie de se lever pour lui remettre les idées en place ! Cluzet joue parfaitement le père avec des œillères mais sa prestation colle un peu trop à celle qu’il a eu dans Les Petits mouchoirs. La scène des sangliers est un copier/coller de celles des fouines. Dommage.

Vincent Cassel rattrape le tout en père dépassé par ce moment d’égarement. Par contre et la grooooosse déception pour moi : le final. INCOMPREHENSIBLE ! Au final, une bande annonce qui donne envie mais pour un film décevant. Seul le duo Cassel / Cluzet relève un peu le niveau.

 

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