La fille de Brooklyn – Guillaume Musso

brooklynLe dernier né de Musso m’a t-il réconcilié avec l’auteur après autant de déceptions ? La réponse ci-dessous.

« Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

 » Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ? « 

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche. »

 

Musso nous a habitués aux polars avec une touche (voire un pavé, voire un camion, voire un monument) surnaturel. Ici on retrouve un vrai polar sans une fin à tirer par les cheveux (enfin presque…). On retourne aux premiers amours. Un truc « normal » quoi. Enfin trouvez moi quelqu’un qui a vécu la même chose que cette nana, à part dans les séries je vois pas !

Comme d’habitude, Musso écrit un page turner. Chaque fin de chapitre oblige à commencer le suivant sans avoir envie d’arrêter. J’ai été tenu en haleine, mais il me manque le petit truc, l’étincelle qui me ferait dire « Whaou il était génial ce bouquin ». Alors certes je suis dure avec lui mais en même temps, le mec il commence sérieusement à m’agacer. Parce que la ses bouquins, j’ai vraiment l’impression que c’est uniquement pour le fric qu’il le fait. Comment peut il sortir un bouquin tout les ans et avoir le temps de creuser l’intrigue, les personnages, leurs histoires, leurs personnalités. D’ailleurs, je pense que Musso s’est clairement identifié au héros du livre : un écrivain également. Alors peut être qu’il voulait montrer sa façon de travailler mais moi je reste sceptique.

bored

L’effet « Musso »

L’intrigue se dénoue trop facilement, c’est un peu trop brouillon à mon goût. A vouloir sortir un livre par an, c’est le risque. C’est fourre-tout, trop stéréotypé mais ça se lit et surtout ça se vend (donc tant mieux pour lui).

J’ai un peu envie de lui dire « Eh mon pote, on se réveille la, je préférerai que tu nous pondes un livre tout les 2-3 ans, mais un bon, un qui te met une claque. Un où l’intrigue est bien faite, les personnages, leurs psychologies sont creusés et abouties plutôt que des livres de gare comme ça tout les ans. »

On se réveille la !

On se réveille la !

Bon clairement, vous l’aurez compris, je suis définitivement plus une fan de Musso. Trop de déceptions.

Malgré tout, ce livre relève un peu le niveau, car on retourne aux vrais polars, au roman. Il sort de son carcan fantastique dans lequel il était resté coincé. Mais les longueurs, le sentiment de fourre-tout, un peu de roman par ci, par la, un peu de trash par la histoire de pimenter un peu, et puis la fin quoi. Merde une fin ça doit te mettre une claque magistrale. La j’étais un peu trop perplexe, au début je pensais à une blague et puis en fait non.

hum what

En résumé : Ca se lit bien, ça se lit vite et ça s’oublie vite !

Donc voila, entre Musso et moi la rupture est consommé. Finito.

 

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