La fille du train – Paula Hawkins

41irzxax2vl-_sx314_bo1204203200_Il m’en aura fallu du temps pour me décider à le lire. Mais une fois commencé et après quelques chapitres laborieux, je n’ai pas pu le quitter avant de l’avoir fini.

Retour sur un livre en demi-teinte.

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Dès le début de la lecture, j’étais génée par la narratrice. J’ai voulu m’identifier à elle dès le départ (grosse erreur de ma part…) car c’est une femme qui prend le train tout les jours. Et quand on passe plus d’une heure dans les transports et bien on ne peut pas s’empêcher d’imaginer la vie des gens que l’on peut croiser au détour d’une fenêtre allumée. Nous nous sommes dans le train à attendre de rentrer chez nous et eux que font-ils, qui sont-ils ? L’identification était facile. Jusqu’au moment où j’ai découvert que Rachel avait un levé de coude assez présent et là ça m’a gênée. J’étais gênée d’assister à sa déchéance, de la voir se rendre malheureuse, c’était vraiment à la limite du pathétique. Je me suis sentie coincée avec elle, avec son alcoolisme, coincée dans ce train. Bref, sur certains passages je n’étais pas vraiment à l’aise. Puis vient la disparation de Megan, la jeune femme que  Rachel croise tout les jours sans que cette dernière ne le sache. Son objet de fantasme, cette presque voisine, son idéal féminin disparaît. Et la Rachel devient quasi obssessionelle, elle a besoin de savoir ce qui lui est arrivé. Son obssession vire carrément à la névrose  et son rêve de couple idéal s’écroule quand elle commence à gratter à la surface.

Au fil des chapitres, on remonte aussi l’histoire de Rachel et l’on découvre l’origine de son alcoolisme. L’auteur aborde le sujet délicat de l’infertilité, du couple qui se délite. De cette sensation de vide quand tout son corps et sa famille réclame cette grossesse qui ne vient pas. Le sentiment d’impuissance face à ce problème, la haine et le désespoir de voir les ventres s’arrondir autour d’elle et le jugement de la société. Tout ça l’auteur le résume parfaitement bien :

« Soyons francs, encore aujourd’hui la valeur d’une femme se mesure à deux choses : sa beauté ou son rôle de mère. Je ne suis pas belle et je ne peux pas avoir d’enfant, je ne vaux rien. »

Arrivée au milieu du bouquin j’avais déjà plus ou moins trouvé les ficelles la fin du livre. Je m’attendais à plus, à mieux vu tout le tapage médiatique autour de ce livre. Oui il est bien mais il n’est pas non plus exceptionnel. A lire une fois, quand on a un train à prendre…

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